Proposition de sujet de thèse dans le cadre de la campagne 2017 d’allocation doctorale du Labex Futurs urbains

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Labex Futurs Urbains

Groupe Transversal Usages de l’histoire et devenirs urbains

Proposition de sujet de thèse dans le cadre de la campagne 2017 d’allocation doctorale du Labex Futurs urbains

Intitulé général de la thèse :  Récit (s) de ville (s) et changement urbain

Cadrage de la thèse

A rebours du mythe de la création urbaine ex nihilo, les villes n’adviennent que dans la durée. Produire la ville ordinaire ou planifiée c’est toujours se positionner par rapport à un état des lieux (diagnostic) et un passé. Le groupe Usages de l’histoire et devenirs urbains réfléchit précisément aux conditions objectives de mobilisation de l’histoire et aux raisons de cette mobilisation dans la fabrique de la ville. Il s’agit notamment de comprendre les rapports complexes qui se nouent entre passé et prospective, héritage et rupture, mémoire et table-rase, patrimoine et création urbaine, récit et utopie,… De facto, le recours à l’histoire constitue une pratique des métiers associés à la production de la ville que l’on prenne le point de vue de l’architecture, de l’urbanisme, de l’ingénierie mais aussi plus largement des « acteurs » et des habitants. Dans cet esprit, le groupe Usages de l’histoire et devenirs urbains du Labex Futurs urbains prépare pour l’horizon 2018-2019 un colloque dont le titre est « Récit de ville, diagnostic et changement urbain ». Ce colloque, pluridisciplinaire et transpériodes historiques est conçu comme un point d’étape pour le groupe et ses trois axes de travail. Le projet de thèse mis à candidature devra proposer des terrains d’étude et des corpus susceptibles d’intéresser une ou plusieurs pistes détaillées ci-après. Le doctorant sera associé à la préparation du colloque, à partir de sa recherche doctorale.

La première piste de travail consiste à considérer la ville comme un palimpseste. Il ne s’agit pas simplement de renseigner les multiples formes d’héritages auxquels sont confrontés les aménageurs (voirie, parcellaire, monuments, bâti, réseaux, infrastructures…) mais aussi d’étudier les modalités présentes ou passées du recyclage. Cette première thématique englobe la notion complexe et ambivalente de patrimoine, qui pèse juridiquement mais aussi et surtout socialement sur les transformations de la ville (rénovation, renouvellement, réhabilitation, …). Au-delà de la cartographie des héritages, il s’agit aussi d’identifier dans la durée et selon les contextes de production de la ville les contraintes (ou inversement les ressources) du passé qui configurent la ville de demain.

Une seconde piste de travail consiste à mettre en perspective historique les futurs passés. L’imaginaire bâtisseur et plus encore aménageur des villes a suscité de multiples travaux, notamment sur les XXe-XXIe siècles mais il reste encore de nombreuses zones d’ombre, tant en matière de comparaison internationale qu’en matière de longue durée. L’histoire des projets urbains n’est pas uniquement une affaire de plans mais aussi et d’abord de contextes idéologiques, économiques et institutionnels dont la compréhension actuelle passe par le recours aux méthodes de l’histoire.

Une troisième piste de travail vise à étudier les modalités de production des savoirs urbains. La ville de demain ne peut s’imaginer sans la production de récits de villes existantes sous des formes (diagnostics, textes, campagnes photographiques ou vidéo, expositions, musées réels ou virtuels) qui doivent être étudiées. La formation professionnelle même des architectes ou des urbanistes mobilise ces récits autour de corpus nationaux ou internationaux qui déterminent les regards. L’étude des processus et des lieux de sélection qui préfigurent ces récits est d’autant plus précieuse que les futurs urbains s’ajustent en permanence à la mémoire des villes (références, contre-modèles, pastiches, etc.). L’une des pistes fécondes d’étude de la formation/diffusion/réception de ces savoirs consiste à étudier la circulation de l’expertise et des savoirs-faires (modalité d’exportation de l’urbanisme, congrès professionnels, voyages d’études, etc.). 

Le projet de thèse pourra s’inscrire dans plusieurs champs disciplinaires (histoire, architecture, urbanisme,…) sous réserve que l’angle d’approche privilégie l’histoire urbaine.

On ne cherche pas ici des sujets de thèse traitant explicitement les thématiques de travail du groupe de travail Usages de l’histoire et devenirs urbains mais des études/monographies permettant de nourrir sa réflexion et appuyées sur des terrains, des corpus et des méthodes d’enquête/analyse qui devront être soigneusement explicitées dans le projet de thèse.

Modalités d’encadrement de la thèse

Le doctorat est dirigé par un (e) enseignant (e)- chercheur (e) membre de Paris-Est. Une co-direction Paris-Est / HDR hors Paris-Est est possible, de même que l’association d’un (e) maître (sse) de conférences non HDR à la co-direction de thèse.

Selon l’entrée privilégiée, le doctorat est susceptible de s’inscrire dans un ou plusieurs des laboratoires du Labex, associés au groupe de travail transversal usages de l’histoire et devenirs urbains (ACP, AUSSER, CRHEC, CRH*, CHS*, IPRAUS, LAB’ URBA, LATTS) avec un comité de thèse, issu du groupe transversal Usages de l’histoire et devenirs urbains.

A titre indicatif, le Groupe Usages de l’Histoire et devenirs urbains est composé de :

Isabelle Backouche (EHESS-CRH), Jérôme Bazin (UPEC-CHREC), Louis Baldasseroni (ACP), Emmanuel Bellanger (CHS), Denis Bocquet (LATTS), Florence Bourillon (UPEC-CHREC), Michèle Bresson (AUSSER), Catherine Brice (CRHEC),Viviane Claude (LAB-URBA), Laurent Coudroy-de-Lille (LAB URBA), Adèle Esposito (AUSSER), Thibaut Estelle (AUSSER), Cédric Fériel (Rennes 2), Annie Fourcaut (CHS), Romain Gustiaux (ACP), Thierry Guillopé (ACP), Corinne Jaquand (IPAUS), Michèle Lambert-Bresson (IPRAUS-AUSSER), Nathalie Lancret (IPRAUS-AUSSER), Paul Lecat (ACP), Jean-Michel Léger (IPRAUS-AUSSER), Vincent Lemire (ACP), Caroline Maniaque (AUSSER), Virginie Mathé (CRHEC), Jean-Paul Midant (IPRAUS-AUSSER), Nathalie Montel (LATTS), Frédéric Moret (ACP), Clément Orillard (LAB URBA), Antoine Picon (LATTS), Frédéric Pousin (AUSSER), Nathalie Roseau (LATTS), Thibault Tellier (CHS, IRHIS), Annie Terrade (IPRAUS-AUSSER), Anne Terrail (AUSSER), Valérie Theis (ACP), Estelle Thibaut (IPRAUS-AUSSER), Loïc Vadelorge (ACP), Charlotte Vorms (CHS)

Contacts : Corinne Jaquand  (corinne.jaquand@orange.fr) et Loïc Vadelorge (loic.vadelorge@u-pem.fr)

Qualifications et compétences attendues  

La/le candidat-e devra justifier d’un M2 en sciences humaines ou sociales, d’un master 2 d’urbanisme ou d’architecture, comportant une préparation significative à la recherche (une version pdf des mémoires déjà soutenus, et une présentation détaillée des travaux de recherche en cours, le cas échéant, sera appréciée).

Les compétences attendues sont celles d’un-e chercheur-e justifiant de travaux empiriques, autant que d’une connaissance de la littérature pertinente, la capacité à formuler une question de recherche originale et personnelle, et à rassembler et sélectionner un corpus et à concevoir une méthodologie adéquate pour y apporter des éléments de réponse.

Composition du dossier

Le dossier de candidature devra obligatoirement comprendre

– un projet de thèse de 20 000 signes minimum et de 40 000 signes maximum, incluant une bibliographie, un repérage du corpus/terrain d’étude et l’indication de la méthodologie envisagée.

 – un curriculum vitae détaillant les expériences de recherche déjà acquises

– le relevé de notes de master

– une ou des lettres de recommandation des encadrant-e-s de mémoire

Calendrier

Date limite de dépôt des candidatures : vendredi 26 mai

Personnes à qui adresser les candidatures : Catherine Alcouffe (responsable administrative du Labex) (catherine.alcouffe@enpc.fr) avec copie à Corinne Jaquand (corinne.jaquand@orange.fr) et Loïc Vadelorge (loic.vadelorge@u-pem.fr) 

Déroulement de la procédure

Le groupe de travail Usages de l’histoire et devenirs urbains se réunira entre le 29 mai et le 2 juin 2016 pour classer les dossiers présentés. Le/la candidat (e) classé (e) première sera auditionnée par le Labex futurs urbains les 12 et 13 juin 2017.

Pour les laboratoires hors Paris-Est, une co-direction est nécessaire, l’allocation doctorale étant délivrée par les écoles doctorales de Paris-Est  (culture et société ou villes, transports, territoires)

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